
Régulation médicale de 18h30 à 8h30 des urgences adultes : accès sur appel préalable au Centre 15
Flash info
La spasticité, caractérisée par des contractions ou raideurs musculaires réflexes (spasmes, contractures, posture physique anormale...), constitue une séquelle fréquente et invalidante de pathologies neurologiques majeures telles que l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou la sclérose en plaques. Au-delà de la douleur, elle peut entraîner des déformations neuro-orthopédiques et des difficultés de mobilisation du membre atteint.
Jusqu’alors, la prise en charge des patients spastiques reposait souvent sur la neurotomie, un acte chirurgical consistant à sectionner partiellement le nerf moteur. La cryoneurolyse offre aujourd’hui une approche différente : guidée par échographie et électrostimulation pour une précision millimétrée, cette technique consiste à appliquer un froid extrême (environ -80°C) directement sur le nerf périphérique ciblé via une sonde. Ce « choc thermique » bloque temporairement la transmission du signal nerveux responsable de la contraction excessive, permettant ainsi de réduire la raideur et les spasmes sans acte chirurgical lourd.
Cette intervention rennaise marque une étape clé dans l’étude Cryostroke, qui vise à comparer la cryoneurolyse face à la neurotomie chirurgicale chez les patients victimes d’un AVC présentant une spasticité gênante du pied, notamment responsable d’un équin du pied.
Les bénéfices attendus sont majeurs : diminution significative de la résistance au mouvement, soulagement des douleurs spastiques, et surtout, amélioration fonctionnelle de la marche (vitesse, équilibre, réduction de la boiterie). Si les résultats de l’étude confirment l’intérêt de cette méthode, les équipes du CHU de Rennes espèrent étendre son application à d’autres cibles musculaires, notamment aux membres supérieurs et au quadriceps, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la rééducation et la qualité de vie des patients.
