
Régulation médicale de 18h30 à 8h30 des urgences adultes : accès sur appel préalable au Centre 15
Flash info
Les laboratoires de génétique hospitaliers utilisent jusqu'ici des séquenceurs capables de lire des millions de courts fragments d'ADN avant de les reconstituer informatiquement. Cette technique a transformé la médecine génomique, mais atteint aujourd'hui ses limites : certaines régions complexes ou répétitives du génome restent difficiles à interpréter.
Le séquençage long-read surmonte cette contrainte en lisant de manière continue de très longues molécules d'ADN ou d'ARN. Cette lecture d'un seul tenant ouvre l'accès à des régions génomiques jusqu'ici hors de portée, y compris les 9 % du génome qualifiés de « dark genome », totalement inaccessibles aux techniques conventionnelles.
« Avec le Long-read, on lit le texte en entier. Des anomalies complexes qui nous échappaient jusqu'ici deviennent lisibles. C'est un saut qualitatif considérable pour le diagnostic. »
Dr Houda Hamdi-Rozé, cheffe du service de Génétique Moléculaire et Génomique
Aujourd'hui, 80 % des prélèvements analysés sur la plateforme de génomique du CHU proviennent de patients bretons. L'acquisition du long-read élargit les capacités diagnostiques de l'établissement dans plusieurs grandes spécialités :
Avec cette acquisition, le CHU de Rennes rejoint le cercle restreint des cinq établissements français disposant du séquençage Long-read à haut débit, et renforce son positionnement comme pôle de référence national en génomique clinique. La technologie permettra de séquencer près de 1 500 génomes complets par an et de traiter environ 2 000 prélèvements oncologiques annuels.
Cet investissement de 900 000 euros sur trois ans a été rendu possible grâce à la générosité des donateurs et mécènes de Nominoë, qui depuis sa création a financé plus de 60 projets innovants représentant près de 8 millions d'euros investis au bénéfice des patients du CHU de Rennes.