l'ablation par radio-fréquence : une nouvelle arme pour traiter le cancer

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Les tumeurs pulmonaires malignes sont soit primitives (les cancers broncho-pulmonaires), soit secondaires à la dissémination d’autres cancers (celui du colon par exemple). Pour les traiter, les thérapeutes disposent de trois voies de traitement : la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie. Depuis cinq ans, se développe progressivement en France, une quatrième technique : l’ablation par radiofréquence.



 

Son principe: détruire la tumeur par la chaleur.  Sous contrôle scanner, le radiologue introduit au sein de la tumeur pulmonaire une aiguille spéciale composée de deux parties : un introducteur qui permet la progression maitrisée vers la cible tumorale, et une électrode particulière en forme de plumeau, à déployer sous la pression du doigt une fois en place dans la tumeur. Le système ressemble à un parapluie englobant le tissu anormal.Il est alors relié au générateur de courant électromagnétique (proche de celui généré par nos fours à micro-ondes). Grâce à une faible puissance, la montée en température. crée une agitation des ions contenus sous le parapluie, dessèche les cellules, coagule le tissu malade et le poumon normal à son contact.

Le patient est hospitalisé en pneumologie la veille du geste et 48 heures après en l'absence de complications. 

 

Le radiologue est assisté de deux manipulateurs . « C'est un travail mental, précise le docteur Catherine Meunier, où l’orientation de l'aiguille dans les trois plans de l'espace se réfléchit à partir de la lecture des coupes scanner régulièrement acquises sur la zone d'intérêt. La progression s'effectue par à-coups progressifs de quelques millimètres à deux centimètres selon le degré de difficulté. Le traitement par radiofréquence débute seulement après, quand le déploiement du parapluie est exact. Le courant est délivré durant environ 20 minutes dans chaque tumeur. »

 

 

Même si le recul mondial sur cette technique reste encore faible, l’ablation par radiofréquence de certaines tumeurs pulmonaires semble promise à un développement important.